17 juin 2007

La Ford de 1927

        La première voiture que mon père fit acquisition était de marque Ford. En ce temps là, je n’étais qu’un bébé donc les événements que je vais conter sont issus de recoupements à partir de ce que m’ont raconté mes parents. La Ford n’était pas toute jeune. Elle avait était fabriqué la même année que celle où mon père est né : 1927 ! Lors de son achat, le véhicule avait donc plus de 25 ans… Sa couleur était en parfait accord avec le dictat de Henry Ford, le fondateur de la célèbre marque. Il avait dit quelque chose comme : « mes clients peuvent choisir n’importe quelle couleur pour leur voiture à condition que cela soit noir » ! Donc, la fameuse Ford de 1927 était noire et sa peinture brillait de tous ses feux sous le soleil de l’Algérie. La voiture, faute de moyen, n’avait jamais été assurée. Les ballades en ville devenaient un jeu de piste où il fallait éviter les situations embarrassantes : les manœuvres hasardeuses ou les fautes de conduite devant un agent de la force publique. Les contrôles intempestifs des papiers du véhicule étaient devenus la hantise de mon père, mais le soleil d’Afrique fait pardonné bien des choses et il n’eu jamais de problème. Même lorsqu’une fois, en panne de frein, il réussissait à garer la voiture en la laissant aller de son propre élan, moteur coupé, se ranger sur le bord du trottoir le plus proche. Le frottement des pneus contre celui-ci avait amené la touche finale… Tout ceci c’était passé sous les yeux d’un policier, qui ne trouva rien à redire sur la manière un peu cavalière d’arrêté une voiture. Une autre fois qu’il emmenait des membres de la famille à la plage, une des portes de derrière s’était déverrouillé. Quand la porte s’ouvrit, un des gamins, qui s’entassaient sur la banquette arrière, tomba ! Après un magnifique roulé-boulé, des plus involontaire, sur le bas coté, il se relevait sans une égratignure. Par chance, l’accotement de la route était constitué de terre meuble et d’herbe sauvage. C’était son jour de chance et un immense éclat de rire concluait l’aventure. Lors d’une balade, une fumée commença soudain à s’échapper du compartiment moteur. La voiture fut arrêtée immédiatement et garé au bord du premier trottoir venu. Le capot une fois ouvert, mon père s’aperçut que de petites flammes dansaient sur le bloc moteur. Un chiffon fut vite trouver pour étouffer les flammèches et le début d’incendie fut immédiatement maîtrisé et vaincu de main de maître. Une fois le sourire revenu sur le visage de mes parents, ils s’aperçurent que la Ford était garé devant une caserne de pompier ! Ce devait être l’heure de la sieste pour nos fiers combattants du feu !!!

 La Ford ce n’était pas l’Aronde, mais elle avait un charme certain !

Posté par 78 Hugo à 16:55 - - Commentaires [0] - Permalien [#]


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